26 octobre 2006
Notre équipe dirigeante nous donne son point de vue !
Aujourd'hui, c'est notre cher Secrétaire Départemental Adjoint mais aussi Conseiller National Jeunes Populaires, Sébastien MICHEL, qui nous fait le plaisir d'exposer sa vision de la jeunesse en milieu rural. C'est aussi l'occasion de rappeller à ce qui le savent pas encore, que ce jeune de 28 ans, originaire de Privas, sera, après validation du Conseil National du 16 novembre prochain, le suppléant de Rachel COTTA, pour les éléctions législatives, en ce qui concerne la première circonscription de l'Ardèche.
Etre jeune en milieu rural :
Voilà une problématique au combien intéressante. En effet, alors que tous les regards scrutent avec inquiétude ce qu’il se passe dans nos banlieues, le monde rural en général, et les jeunes ruraux en particulier, pourraient légitimement penser qu’ils ne sont pas une priorité pour nos gouvernants.
Ce sentiment est d’autant plus légitime en Ardèche quand on sait que suite aux dernières élections régionales gagnées par la gauche, aucune Vice-présidence du Conseil Régional n’a été attribuée à un élu Ardéchois, et aucune délégation n’est dédiée à l’agriculture !
Et force est de constater, comme l’ont d’ailleurs évoqué les conseillers nationaux jeunes populaires ardéchois dans leurs contributions respectives, qu’être jeune en milieu rural peut aujourd’hui s’apparenter à un véritable parcours du combattant !
Déficit d’accessibilité et manque d’infrastructures de transports, quasi absence de formations supérieures, insuffisance des loisirs en particulier au niveau culturel, diminution de l’offre médico-sociale, et surtout difficulté à trouver un emploi, sont autant de problèmes que rencontrent quotidiennement nos jeunes ardéchois.
Mais au delà de ces difficultés, n’oublions pas que nous disposons d’atouts majeurs, que nous devons faire en sorte de valoriser. Avant toute chose, en tant que jeunes en milieu rural, nous bénéficions d’un cadre et d’une qualité de vie préservés. Nous pouvons également compter sur une solidarité intergénérationnelle beaucoup plus importante qu’en ville. L’exemple de la canicule de 2003 fut à ce titre éloquent : alors que des personnes âgées décédaient dans la solitude et le dénuement en ville, nos aînés ruraux mieux entourés par leur proches et leur famille, ont été beaucoup moins touchés par ce drame.
De plus, les valeurs liées à la ruralité constituent un modèle à suivre pour le reste du pays, comme l’a d’ailleurs souligné Nicolas SARKOZY lors de la convention nationale de l’UMP dédiée à la ruralité. Le sens du devoir, le travail, le mérité, la liberté, l’esprit d’entreprise et la solidarité sont ainsi les valeurs cardinales de notre monde rural. Cette solidarité, je me dois de préciser qu’elle n’a rien à voir avec celle qui est défendue par la gauche. Car notre solidarité, c’est celle qui se caractérise à la fois par le désintéressement de celui qui en fait preuve, mais surtout par le sens du devoir de celui qui la reçoit.
Les valeurs du monde rural sont donc plus que jamais d’actualité. Il n’empêche que pour relever les défis qui s’offrent à lui, le monde rural doit pouvoir compter sur la solidarité nationale. Les Pôles d’Excellence Rurale constituent à mon sens un premier geste en notre direction. Et je pense que nous pouvons faire toute confiance à Nicolas SARKOZY, et à son concept de discrimination positive, qui placera ainsi le monde rural et ses habitants au cœur de son projet politique !
25 octobre 2006
Des contraintes...!
Pour finir sur ce sujet, c'est la Conseillère Nationale, Myriam Volle, 20 ans, originaire de Saint Prix, qui conclue et nous donne son point de vue.
Encore un grand merci à tous ces conseillers nationaux motivés, pour leurs contributions.
Aujourd'hui , être jeune en milieu rural comporte pas mal de contraintes , en premier lieu un enclavement important . Dans notre département , comme sans doute dans beaucoup d'autres , de nombreux petits villages se trouvent disséminés un peu partout , le plus souvent à une certaine distance des différents « pôles » , commerces , lycées , collèges , etc ...
Ceci conduit de plus en plus de familles à recourir à l'internat , bien que cela ne présente pas que des incovénients , à savoir le début d'une autonomie pour le jeune .
Toutefois , dans la vie d'un jeune , cet éloignement des différents centres d'intêret représente vite un vrai handicap , d'où la nécessité d'acquérir rapidement le permis de conduire ( qui représente à lui seul un investissement très important ) et ensuite son propre véhicule ( ce qui n'est pas donné à chacun ) . Car contrairement aux grandes villes , de nos jours , il est impossible de faire quoi que ce soit sans jouir d'une autonomie au niveau du transport . Cela marquant la fin de la dépendance vis à vis des parents et de la famille à chaque fois que l'on souhaite se rendre quelque part .
C'est aussi un atout important pour l'avenir , car , que ce soit dans le domaine de l'éducation ou des transports , on est bien souvent obligés de « s'expatrier » .
Enfin , ne serait-ce que pour paticiper aux réunions politiques , qui de plus en plus ont le gros avantage ( il est important de le souligner ) de se « délocaliser » pour couvrir le maximum de territoire , c'est une condition indispensable pour pouvoir s'investir pleinement .
En ce qui concerne le monde du travail , là aussi , être jeune présente plusieurs handicaps . D'abord la forte demande ( notamment lors des vacances d'été ) et le peu de places à pourvoir . En effet , pas assez d'entreprises ou des entreprises qui ne sont pas forcément prêtes à faire confiance à des jeunes pas ou peu expérimentés .
De plus , le contact avec le monde de l'entreprise au niveau du collège ou du lycée est , de mon point de vue , assez insuffisant pour préparer les jeunes à ce qui les attend .
Au niveau politique , force est de constater que ce domaine est trop souvent mal perçu par les jeunes qui ne se sentent absolument pas concernés ( pour une trop grande partie d'entre eux ) , qui n'y trouvent aucun intêret .
Pourtant les équipes politiques départementales ( je parle de l'UMP bien sûr ) sont aussi dynamiques qu'en ville , prêtes à faire confiance à leurs jeunes et à leur donner un vrai rôle à jouer . Et ce malgré les mentalités très fermées que l'on est souvent amenés à rencontrer .
Et pourtant , ne croyons pas qu'être jeune en milieu rural ne présente que des inconvénients ! D'abord parce que paradoxalement à tous ces inconvénients , les jeunes ont la possibilité de faire leurs preuves , et d'être plus valorisés s'ils réusissent .
D'autre part , à l'heure ou les questions d'écologie occupent une part de plus en plus importante au coeur des débats , un jeune issu du milieu rural sera plus sensible à la protection de l'environnement , soucieux de vouloir préserver les espaces verts prés desquels il a grandi .
Et pour terminer , à l'approche des échéances électorales de 2007 , beaucoup reste à faire pour convaincre les jeunes que même loin des villes , la politique nous concerne tous . Et que nous avons tous notre part à apporter , parce qu'être jeune en politique aujourd'hui , en ville comme en milieu rural , c'est possible , et ça compte . A nous de nous investir pour prouver qu'on peut dépasser nos contraintes et faire bouger les choses .
20 octobre 2006
Elle le vit sur le terrain tous les jours !
Aujourd'hui, c'est une vision vécue au quotidien sur le terrain que nous avons. En effet, c'est la conseillère nationale jeunes populaires Emilie CHAUVIN, 20 ans, originaire de Saint-Félicien, qui nous donne son point de vue.
Ce qui me passe par la tête en pensant à la jeunesse rurale, c'est que je constate que dans nos villages, beaucoup plus que dans les villes, les jeunes ont le besoin de se retrouver dans les associations telles que les " foyers des jeunes ", qui sont plus ou moins actifs selon leurs bureaux, mais qui permettent aux jeunes de tous se connaître dans un même village, et qui créent même des relations entre les villages du canton. Les jeunes sont nombreux ( souvent majoritaires ) dans les autres associations aussi.
J'observe que les jeunes sont entreprenants ( entreprises créées ou reprises par des jeunes ). Les idées et le dynamisme ne manquent pas. Notamment, certains jeunes prennent la suite des exploitations agricoles, et quelques fois même s'installent ( bien que cela reste encore exceptionnel ).
La voie de l'apprentissage m'a l'air de rencontrer un grand succès dans notre milieu rural. Elle est très adaptée à une partie des jeunes qui ne sont pas attirés par les études, qui sont habitués à travailler ( car tout le monde sait que chez nous, les jeunes ont tous été des ramasseurs de fruit pendant leur adolescence ! ) et qui veulent apprendre un métier. Cette voie permet de préparer la relève et ainsi de ne pas condamner les petites affaires qu'ont fait vivre jusqu'à maintenant les artisans de l'autre génération.
Les jeunes étudiants des milieux ruraux sont encore souvent obligés de s'exiler. Mais cela les oblige à savoir s'adapter à d'autres milieux, ce qui est très enrichissant. J'ai l'impression que de plus en plus de jeunes partis pour leurs études essaient de revenir par la suite.
En bref, dans le canton de Saint-Félicien, j'observe q les jeunes sont actifs et présents partout, associations, agriculture, artisanat, études. Les nouvelles entreprises pourraient fleurir chez nous car les idées et le goût du travail sont chez les jeunes. L'aménagement du réseau internet en Ardèche et l'aménagement en général ( nombreux travaux routiers par exemple ) contribuent largement au bien-être des jeunes en milieu rural. C'est une condition indispensable à la création et l'innovation nécessaires à l'intégration des jeunes dans la société.
18 octobre 2006
Le milieu rural vu sous un autre angle !
Au tour de Jérome LAUZEL, 22 ans, originaire de Vesseaux, dans un style qui lui appartient, de nous parler de la jeunesse en milieu rural.
Voici ce que signifie pour moi « être jeune en milieu rural », une liste d’inconvénients que je vous laisse apprécier :
Isolement géographique par rapport aux grandes villes.
Insuffisance de moyens de transport collectifs (TER) ou absence (Trains, bus)
Absence de voie rapide reliant à la vallée du Rhône et à une autoroute.
Obligation de posséder un véhicule pour se déplacer, en raison de l’emplacement des maisons individuelles. Frais fixes d’une voiture d’occasion ou neuve (assurance) et variable (carburant, entretien, réparations éventuelles)
Un jeune mineur doit compter sur la disponibilité de ses parents pour se déplacer, et à partir de 14 ans il peut acquérir un cyclomoteur si ses parents ou lui en ont les revenus.
Importance d’adhérer à une association sportive, ou à un groupe,
Existence d’une dépendance envers les parents (financière, familiale, générique)
Relations positives avec les personnes âgées.
Cependant, les mentalités des habitants des campagnes sont parfois fermées. Les dialogues entretenus avec un jeune sont bien souvent apposés.
J’ajouterai en guise de critique, que l’isolement en milieu rural est parfois très fort pour certains jeunes. Les instituts de sondages et les médias ne prennent pas suffisamment, voir pas du tout, en considération dans leurs statistiques les jeunes issues de la ruralité. Alors qu’ils sont nombreux mais très éparpiller dans les quartiers de nos campagnes.
16 octobre 2006
Quand est-ce qu'ils finiront de s'acharner sur lui ?
Comme le ministre délégué aux collectivités locales Brice Hortefeux, les Jeunes Populaires dénoncent les attaques dont le président de l'UMP Nicolas Sarkozy est la cible de la part des fidèles du président Jacques Chirac et du Premier ministre Dominique de Villepin.
Brice Hortefeux a raison : "Il y a une sorte d'acharnement contre Nicolas Sarkozy", a déclaré sur France 2 ce proche du ministre de l'Intérieur, après la publication par le Journal du Dimanche d'attaques du président UMP de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré. "Quel est l'objectif, quelles sont les arrières-pensées, quels sont (...) les petits calculs, quels sont les intérêts cachés, quelle est la raison de ce jeu de billard à 12 bandes qui fait que l'on voudrait faire perdre le meilleur ?"
Jean-Louis Debré a notamment reproché à Nicolas Sarkozy de se livrer à des "provocations" et des "attaques incessantes" contre le gouvernement et le chef de l'Etat. "Attention à ceux qui sèment le vent, ils pourraient récolter la tempête", a averti le très chiraquien président de l'Assemblée. Réaction de Brice Hortefeux : "Avec Jean-Louis Debré on frôle toujours la tragi-comédie. Hier c'était un grognard inconditionnel, aujourd'hui un grognon obsessionnel."
Le président de l'UMP entend briguer la succession de Jacques Chirac lors de l'élection présidentielle de 2007. Nous, jeunes populaires, nous savons qu'aujourd'hui, avec Nicolas Sarkozy nous avons la chance d'avoir un candidat naturel. Donc nous ne comprenons pas "pourquoi on agit ainsi, à vouloir faire trébucher le meilleur.", comme l'a ajouté Brice Hortefeux.
Le témoignage d'une cruasienne...!
C'est autour de la Conseillère Nationale, Lydie GAILLARD, 20 ans, originaire de Cruas, de nous exposer sa vision des choses.
Pour moi être jeune en milieu rural présente à la fois des éléments négatifs et des éléments positifs.
Dans un premier temps, je pense qu’être jeune dans un milieu rural représente des inconvénients au niveau des transports. En effet, le fait d’être excentré de son école ou de son lieu de travail est un coût financier pour un jeune (frais d’essence importants en voiture, recours fréquents aux transports en commun…). Cela représente aussi une perte de temps et une hausse de la fatigue lorsque l’on habite en milieu rural et que notre école ou notre lieu de travail se situe en ville. Les risques d’accidents et l’accroissement de la pollution ne sont pas non plus à négliger.
Le fait d’habiter en campagne réduit généralement le choix d’école. Par ailleurs, certaines agglomérations sont dépourvues de bibliothèque ou autre centre culturel.
Les lieux de certains loisirs sont parfois situés en ville et cela complique le quotidien des ruraux. Certains commerces ou hôpitaux sont loin de notre lieu d’habitation.
Les jeunes ayant passé leur jeunesse en milieu rural sont souvent amenés à partir de chez eux pour leurs études ou pour la recherche d’un emploi. Il est plus facile de trouver un emploi en milieu urbain. Cela entraine le paiement d’un loyer supplémentaire et donc un coût financier. Soit les familles peuvent financer cette dépense, soit elles ne le peuvent pas du fait de leur manque de ressources. Dans ce dernier cas, cela crée des inégalités et de l’immobilité sociale car les familles les plus modestes ne peuvent pas supporter le coût des études de leurs enfants.
De plus, certaines communes sont en retard au niveau technologique (par exemple l’ADSL) et sont en marge des avancées technologiques.
Enfin, le milieu rural dispose parfois de moyens financiers insuffisants pour mettre en place un système de tri sélectif (différentes poubelles pour différents matériaux).
Cependant, vivre en milieu rural ne présente pas seulement des inconvénients. Il y a aussi des aspects positifs.
Tout d’abord, la violence est peut-être moins présente dans les campagnes que dans les villes (notamment dans les écoles).
Vivre en milieu rural permet à un jeune de développer plus facilement et plus rapidement un réseau de connaissance (petite structure). Il est en effet plus facile de se faire connaître et de s’investir dans une association, un parti politique, des loisirs ou des clubs.
Enfin, de manière générale, on peut supposer que les habitants des campagnes sont moins sujets à l’individualisme.
13 octobre 2006
L'Ardèche et le projet des Jeunes Populaires pour la France d’Après
Lors des Universités d’été à Marseille, le 2 septembre dernier, les Jeunes Populaires ont remis leur projet à François FILLON. Ce texte comporte 49 propositions réunies en 11 thématiques. Ces dernières englobent
bien évidemment les territoires ruraux comme notre magnifique département. Avant de vous donner la possibilité de consulté l’ensemble du projet jeunes populaires (qui n’est pas validé à ce jour), je vous propose durant la semaine qui arrive de vous présenter l’analyse de chaque Conseiller National Jeunes Populaires Ardéchois, sur la question « Qu’est ce qu’être jeune en milieu rural ? ».
Aujourd’hui, c’est le Conseiller National Jeunes Populaires de l’Ardèche Kévin SOTILLE, 21 ans, originaire de Le Teil, qui nous donne son point de vue.
Novembre 2005. Les jeunes de banlieues manifestent leurs colères en multipliant les actes violents et criminels. Entendu et médiatisé, certains hommes politiques, à l’image du secrétaire d’état chargé à l’intégration, Azouz Beggag, mettent en place certaines lois afin de répondre à l’attente de ces jeunes « en grandes difficultés ».
Faut-il, alors, se demander si ces jeunes des cités étaient les seuls à vivre une certaine discrimination. D’autres jeunes, plus silencieux mais plus nombreux ne connaissaient pas des difficultés différentes pour trouver une place dans la société? Telle est la question qui se pose pour les jeunes issus des milieux ruraux. Loin des villes, c’est aussi être loin des différents loisirs sportifs et culturels, loin des centres de formations universitaires, loin des emplois du tertiaire,... avec pour beaucoup les mêmes difficultés sociales que certains jeunes des banlieues.
Si la vie d’un jeune se résume à l’école, aux loisirs mais aussi à l’insertion dans le monde du travail, quelles sont aujourd’hui les données permettant de faire un tableau de la situation actuelle?
En quoi dans la région Rhône-Alpes, et tout particulièrement en Ardèche, la nouvelle politique de la gauche pénalise lourdement les jeunes issus des milieux ruraux?
Enfin, quelles solutions peut-on apporter pour améliorer cette situation?
I. Une situation en proie à de grandes difficultés.
1) l’éducation
Un des faits marquants des écoles ardéchoises, dans le milieu rural, est le fort taux de classe unique ou de classes de cycles. Le débat sur l’école organisé par Lue Ferry en 2003-2004 illustrait alors que ces classes étaient pourvues de nombreux atouts. Le fait d’être des structures à taille humaine permettait de donner à chaque enfant un suivi plus personnel et poussait à l’autonomie de chaque enfant, atout principal pour préparer son entrée en collège.
Un des grands avantages de ces écoles rurales est l’importance que lui donne les élus locaux, Conscient qu’une école est synonyme de vie de village, les principales dépenses d’un grand nombre de mairies rurales concernent l’école. En effet, fermer une école, c’est un peu tuer la vie d’un village qui passent d’un centre de vie à un ((village dortoir ». Le cas de la commune d’Aubignas en est la triste illustration.
La situation est tout aussi agréable à l’échelle des collèges. Munie d’un réseau assez dense de collèges, l’Ardèche compte un grand nombre d’établissements à taille humaine. Riche en ce qui concerne les options linguistiques ou artistiques, les collèges ardéchois sont aussi en proie aux difficultés des grands établissements. Ainsi, dans certaines zones mélangeant communes rurales et semi rurales, les problèmes de délinquances, de rackets,... mais aussi de communautarisme ou de racisme existent. Malheureusement, le mythe de I’ « idéalisme rural)) relayé par tous les médias font que ces problèmes sont cachés ou dissimulés,
De même, les collèges des milieux ruraux souffrent, comme dans tous les collèges français, du problème d’orientation. S’il est certain que les jeunes garçons des milieux ruraux sont surreprésentés dans les filières professionnelles (CAP, BEP,...) ou agricole (CAPA, BEPA,...), les dernières décennies ont vu leur nombre grimpé dans les filières générales.
Et là, aussi, les lycées en milieu rural ont tout pour plaire. De tailles moyennes, les effectifs en classe de premières et terminales dépassent rarement les 30 élèves. Les résultats en sont l’illustration. Avec des taux tournant aux alentours des 90% de réussites toutes filières confondues et un nombre assez important de mention, l’Ardèche n’a pas à rougir. Mais là aussi, malgré les apparences, le tableau n’est pas idéal à tout point de vue.
Loin de grands centres de formation universitaire et post-bac, de très bons élèves issus des milieux ruraux remplissent les bancs des BTS et des lUT. A l’inverse, ils sont plus que sous-représentés dans les formations d’élites, tels que Science-po ou les CPGE. Cela s’explique principalement par un manque d’informations.
Loin des centres universitaires, les jeunes issus de la ruralité sont pénalisés pour les filières post-bacs. Alors que les résultats aux bacs de ces jeunes sont plus élevés que ceux issus des milieux urbains, la situation change totalement ensuite. Cela s’explique par le coût plus élevé des études pour un jeune ardéchois que pour un Isérois ou, même, un drômois (transport, éloignement des centres culturels, obligation du logement sur le lieu d’étude,...),
d’autant que les conditions sociales et matérielles sont souvent moins bonnes pour les ruraux que pour les urbains (le nombre de boursiers ardéchois et nettement supérieurs à tous les autres départements de la région Rhône-Alpes).
C’est cet éloignement mélangé à la situation sociale de ces jeunes qui explique alors que beaucoup font le choix des BÎS dont certains peuvent se préparer dans les lycées ardéchois.
2) Les loisirs
En Ardèche, il suffit de feuilleter les journaux régionaux pour voir la richesse des associations sportives et culturelles qui existent sur un grand nombre de nos communes, même les plus rurales. Pour autant, si le nombre de jeunes est assez important dans les associations sportives, artistiques ou culturelles ( importance du théâtre en Ardèche), ils aiment à se regrouper dans des communes plus importantes, les associations des communes très rurales étant monopolisé par une population plus âgée.
D’ailleurs, si les pouvoirs locaux dépensent énormément pour les écoles, ils préfèrent financer des associations pour personnes âgées que pour les jeunes. De plus, les communes rurales n’ayant pas forcément les moyens de financer de grandes infrastructures pour les jeunes, ces derniers ont la tentation de la ville.
Ce qui pose alors le problème de la dépendance de ces jeunes face à leurs déplacements. Beaucoup de communes rurales étant mal desservies par les transports collectifs, les jeunes issus de ces communes sont dépendants de leurs parents pour les déplacements; ce qui n’est pas évident pour ceux dont les parents sont tous deux salariés.
Les problèmes peuvent alors être multiples allant du renferment sur soi-même (télévision, jeux vidéo, dépression,...) à la haine de sa commune se traduisant par des dégradations.
Si les intercommunalités ont pour mission de résorber ces difficultés, certaines ne jouent pas le jeu et laisse dans une situation d’enclavement un grand nombre de communes rurales.
3) L’insertion dans la vie adulte
Même si comparaison n’est pas forcément synonyme de raison, voyons quel tapage certaines associations de gauche mettent en oeuvre pour condamner la médiocre insertion professionnelle des jeunes des cités. Il est énorme et, une fois encore, très médiatisé. A l’inverse, si le taux de chômage des jeunes ruraux est très élevé, on ne dit mot.
Au delà, les jeunes ayant suivis des études longues ne trouvent pas forcément leurs corps de métiers dans leurs départements et sont souvent dans l’obligation de quitter leurs communes d’origine pour gagner la ville, voire la capitale. Ce qui pour certain représente une certaine souffrance de devoir laisser amis, souvenirs, mais surtout familles, à l’heure où, seule, cette cellule permet à chaque personne de trouver une place dans la société et se construire.
Ce phénomène ajoutait à celui du retour au pays des jeunes retraités est à long terme franchement dangereux pour notre département. En effet, ce n’est pas sur les plus de 60 ans qu’il faudra compter pour densifier la population des écoles de campagnes ni pour devenir des futurs chefs d’entreprises. Et tel un certes vicieux, non vertueux, l’absence d’école additionné à l’absence d’entreprise dans une commune n’attire pas une population en pleine force de l’âge susceptible de « donner » des enfants à la commune.
Si certains continuent à se battre pour vivre et travailler au pays, cela tient lieu du parcours du combattant. En effet, si ces jeunes combattants trouvent un emploi dans leur département d’origine, il faut que cela fasse face à la pression immobilière qui touche de plus en plus un territoire tel que celui de l’Ardèche, à proximité des grands axes ferroviaires et autoroutiers. D’autre part, la nouvelle politique de l’urbanisme centré sur le P.L.U. a pour conséquences involontaires de voir se développer des projets favorisant les résidences secondaires ou de « rurbains » au détriment des jeunes natifs de ces villages, et quelques fois même, au détriment de la viticulture (Cf: le projet PLU d’Alba)
Enfin, il existe un impact psychologique qui joue sur la «fuite » de certains jeunes vers la ville. Un enfant qui a mal vécu l’éloignement de tous les services peri-scolaires, sportifs ou culturels, n’aimerait peut-être pas refaire vivre cette situation à ces propres enfants, d’autant que peu de progrès ont été réalisés dans ce domaine.
Il. Une politique contre les jeunes issus de la ruralité
Avec l’arrivée au pouvoir de la gauche au conseil départemental de l’Ardèche en 1998, la part du budget destiné à l’enseignement a été diminué au profit de la politique sociale. Cela s’est traduit par un rythme moins soutenu de la restauration des collèges du département et donc un environnement moins favorable pour étudier.
Le choix politique du département a en effet été de traité le problème de la dépendance et des personnes âgées. Noble cause, mais il est fort dommage que les élus de l’actuel majorité se soit senti obligée de faire un choix plutôt qu’un autre au risque de raviver certaines hostilités intergénérationnelles.
Mais le pire fut au niveau régional. Arrivant au pouvoir dans un moment d’humeur et sans programme précis, les premières victimes furent les jeunes issus des milieux ruraux.
Scolairement parlant, les premières victimes furent les lycéens agricoles et les apprentis. Les moyens ont fondu aux soleils et les apprentis, pourtant garants du futur tissu économique de nos départements, ont perdu un grand nombre de droits. Les prix des repas ont augmenté de 17,3% en 2 ans, les internats sont devenus payants et l’égal accès à la culture par les « chèques-cultures » inventés par Anne Marie Comparini ont été supprimés pour être remplacés par une carte donnant à 70 euros sur l’achat de livres.
La gauche socialo-écologiste n’est donc pas pour une éducation pour tous, mais pour l’élitisme. Dans le même temps, cette carte de 70 euros est le renoncement à une des principales promesses électorales la gratuité des ouvrages scolaires pour tous les lycéens. Alors que le coût moyen des ouvrages est de 200 euros pour une rentrée en terminale, l’aide régionale ne remplit pas 50% de sa promesse.
Même les étudiants ont été touché par cette nouvelle politique régionale. Alors que les étudiants issus des milieux ruraux sont dans l’obligation d’utiliser les transports ferroviaires collectifs (absent en Ardèche), la suppression de la carte campus’pass a été une pénalité supplémentaire pour les étudiants des milieux ruraux. Alors que cette carte permettait à tous les étudiants de bénéficier de 50% de réduction toute la semaine, la nouvelle carte inventé par la majorité Queyranne prévoit une réduction de 25% en semaine et de 50% pour le Week-End.
Or, beaucoup d’étudiants essayent de profiter, au maximum, de leur vie de famille et avaient pour habitude de rentrer le vendredi soir pour repartir le lundi matin. La réduction est
alors de 25%... Avec cette carte, les étudiants issus des départements enclavés et ruraux comme l’Ardèche sont donc pénalisés.
III. Les améliorations possibles
Au niveau scolaire
-Généraliser les groupements d’éducation à l’échelle intercommunale afin de sauvegarder les écoles des communes les plus rurales.
- Réfléchir à la mise en place d’un lUT décentralisé en Ardèche ( gestion, agriculture, agroalimentaire,...) répondant aux besoins économiques de notre département
- Favoriser les filières professionnelles et techniques essentielles au développement économique de notre département, tout en assurant une véritable orientation personnalisée à tous les élèves. Si l’état ne peut pas s’engager sur cette question, les pouvoirs locaux ne doivent pas hésité, Il en est de l’avenir de la jeunesse, et donc, de l’Ardèche de demain.
- Donner les moyens à chacun des jeunes qui veulent rester vivre et travailler au pays à les aider dans leurs démarches. Avoir des racines est en effet essentiel au développement personnel.
Au niveau communal et intercommunal
- Développer l’idée de conseil municipal jeune dans toutes les communes afin de donner la parole aux jeunes en leurs donnant un minimum de moyens pour accomplir leurs projets.
- Encourager les associations sportives et jeunes
- Assurer un réseau de transport en commun dans toutes les communes rurales afin de donner les moyens à chaque jeunes d’être libre de choisir ces activités périscolaires le mercredi après midi et le samedi.
- Encourager les jeunes à s’installer sur leurs communes d’origine en facilitant les démarches administratives ( PC, PLU,...) plutôt que d’encourager la notion de rurbanisation ou le développement des résidences secondaires.
10 octobre 2006
Nous comptons sur Alain Juppé pour "calmer le jeu" à l'U.M.P
Les Jeunes Populaires ardéchois pensent que seul Alain Juppé peut détendre les esprits à l’U.M.P.
En effet, comme l’a dit François Fillon (conseiller politique de Nicolas Sarkozy), nous estimons qu’Alain Juppé, qui vient d’être réélu dimanche à Bordeaux, est « en mesure de calmer le jeu » au sein de l’U.M.P et « d’empêcher des aventures personnelles » en 2007.
« Alain Juppé, avec sa stature d’homme d’Etat, sa sagesse que tout le monde lui reconnaît, est en mesure de calmer le jeu et de faire comprendre qu’au-delà des ambitions personnelles des uns et des autres, il y a l’intérêt national », a expliqué le sénateur. « Il est tout a fait capable d’empêcher des aventures personnelles », a ajouté François Fillon, en faisant notamment allusion à la ministre, Mme. Alliot-Marie, qui n’exclut pas être candidate à la présidentielle 2007. Cette dernière affirme que de « nombreux militants (lui) demandent d’être candidate ou (lui) disent qu’elle est la seule à pouvoir battre Ségolène Royal ».
Nous, jeunes populaires ardéchois nous disons : « Elle a le droit de le croire », car ce n’est pas tout a fait le sentiment que nous rencontrons lorsque nous discutons avec les autres fédérations jeunes du mouvement. Selon nous, Madame Alliot-Marie a une solution très simple de le vérifier : rentrer dans la procédure de désignation du candidat U.M.P à la présidentielle.
Même chose pour le Premier Ministe, Nicolas Sarkozy a affirmé que si Dominique de Villepin veut être candidat à la candidature en vue de l’élection présidentielle, « qu’il le dise ! ».
Si c’est le cas, nous insistons sur le fait que M. de Villepin devra alors « suivre le calendrier fixé » par l’U.M.P. Ce calendrier prévoit la tenue d’un congrès en janvier 2007 pour désigner le candidat soutenu par l’U.M.P à l’élection présidentielle.
Nous ajoutons que la méthode, c’est à dire l’élection, et le calendrier (entre novembre et janvier), a été défini lors d’un bureau politique où siègeait et Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie.
05 octobre 2006
Ségolène Royal et l 'Etat de Grace...
Mauvaise surprise pour France 2 et surtout avertissement sans frais pour Ségolène Royal...Malgré un buzz médiatique énorme, les téléspectateurs ont boudé les deux premiers épisodes de l'Etat de Grace (3 000 000 de personnes, soit à peine 12% de part de marché...).
N'en déplaise à "nos experts", mais ce fiasco était prévisible...La France ne sera jamais l'Italie ou l'Allemagne avec leurs dirigeants soporifiques ! Chez nous, on aime les beaux discours, la grandeur ! Je m'ennuie ferme à écouter Ségolène Royal ! (d'ailleurs, les militants socialistes se rendent compte de ses faibles talents d'oratrice...à comparer avec notre cher Président de l'U.M.P, Nicolas Sarkozy...). En outre, pour Madame Royal, il faudrait lui dire que l'on ne construit pas un programme de gouvernement avec l'énergie solaire et la démocratie participative !
Contre toute attente, France 2 s'est donc planté en diffusant l'Etat de Grace...Trop banale cette présidente new look ! De même que Ségolène Royal constitue une gigantesque erreur de casting ! Ce n'est pas une reine ! Franchement, vous l'imaginez le 14 Juillet en train de passer en revue nos soldats ? Vous voyez, vous commencez à douter...
Dernière nouvelle : Ségolène Royal vient de décliner l'invitation d'Arlette Chabot pour participer à l'émission "A vous de juger"...Encore une dérobade qui en dit long sur son inaptitude à diriger la France...





